Stéphane Dedeyan (Generali) : le maintien du régime fiscal de l'assurance vie est une « bonne nouvelle » |
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| Écrit par Infomedia | ||
| Vendredi, 15 Avril 2011 09:26 | ||
Toutsurlassurancevie.com : le gouvernement a annoncé que l'assurance vie ne sera pas visée par la réforme de la fiscalité du patrimoine qui devrait être adoptée d'ici début juillet 2011. Quelle a été votre réaction ? Stéphane Dedeyan : Le bon sens a fini par l'emporter. C'est plutôt une bonne nouvelle. Le gouvernement avait lancé des pistes dans tous les sens. Tous ces atermoiements autour de l'assurance vie ont profondément déstabilisé le marché. François Baroin, ministre du budget a déclaré, en réponse au député, Olivier Carré, à l'Assemblée Nationale le 13 avril dernier : « Nous allons épargner, à la demande du Président de la République et du Premier ministre tout ce qui touche l'assurance-vie. C'est une épargne à laquelle les Français sont attachés. Elle ne sera pas concernée par la réforme ». Cette réponse est extrêmement claire. Elle doit rassurer les Français. Au final, on constate que l'assurance vie est un poumon de l'économie française et également un contrat de confiance entre les épargnants et l'Etat. Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par « contrat de confiance entre les épargnants et l'Etat » ? C'est un équilibre très subtil entre un produit qui présente de nombreux avantages et le financement de l'économie. Tout cet équilibre me semble représenter un contrat de confiance entre les Français et l'Etat. Il ne faut pas oublier le rôle joué par l'assurance vie dans l'économie française. Dans les 1 350 milliards d'euros d'encours de l'assurance vie, il y a 50% de dette domestique de l'Etat français et 45% de dette domestique des entreprises françaises. Pour l'Etat, les recettes fiscales de l'assurance vie s'élèvent à 5 milliards d'euros par an. La promesse client de l'assurance vie permet à tous de mettre de l'argent et de le retirer avec une bonification quand ils en ont besoin, notamment, en cas de coup dur ou pour leur retraite. D'ailleurs, les récents sondages (celui de la Fédération Française des sociétés d'assurance réalisé par Ipsos/Logica business consulting et celui mené par Generali et Le Cercle des Epargnants) ont démontré que ce produit remplit parfaitement ses objectifs. Et pourtant, on a eu tendance à dire que l'assurance vie est une niche fiscale... Ce n'est pas une niche fiscale, car sa fiscalité est adaptée à un mode de détentiond'épargne long. La durée moyenne d'un contrat d'assurance vie est de plus de 7 ans et 67% des encours de l'assurance vie ont plus de 12 ans. Son traitement fiscal se justifie par la durée de placement longue. C'est une idée fausse de dire que l'assurance vie bénéficie d'un traitement de faveur. Au contraire, les quatre premières années le prélèvement fiscal est de 35% auxquels s'ajoutent 12,3% de prélèvements sociaux, puis les quatre années suivantes de 15%, toujours en ajoutant les prélèvements sociaux. Il faut attendre plus de 8 ans pour que le prélèvement fiscal tombe à 7,5%. En savoir plus |


















