Quand les banques précipitent la chute de l’assurance vie |
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| Écrit par Infomedia |
| Vendredi, 27 Mai 2011 14:26 |
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Pour le Gema, certains grands réseaux bancaires privilégient la vente de produits autres que l'assurance vie dans la perspective de l'entrée en vigueur des normes prudentielles Bâle 3. Comment expliquer la désaffection des Français pour l'assurance vie depuis la fin de l'année 2010 ? La crainte d'un alourdissement de la fiscalité, pas seulement pour l'assurance vie elle-même, notamment pour les clientèles patrimoniales, bien sûr. L'érosion des performances des fonds en euros, aussi. Mais pour le Gema (Groupement des entreprises mutuelles d'assurances), « une autre explication est probablement à rechercher du côté des banques ». Pour l'organisation porte-parole des assureurs mutualistes, « il apparaît en effet presque certain que plusieurs grands réseaux bancaires (mais pas tous) ont reçu instruction de leur maison-mère de freiner la collecte d'assurance vie et d'orienter les épargnants vers des produits bancaires », tels que les livrets d'épargne, les comptes à terme (CAT) ou les plans d'épargne logement (PEL) dont la réforme au 1er mars 2011 a pu permettre de stimuler la collecte. Or ces produits dites « d'épargne de bilan » présentent l'avantage, explique le Gema dans sa lettre du mois de mai 2011, de « garder les fonds dans le bilan de la banque pour faciliter le passage aux futurs ratios de liquidité imposés par Bâle 3 », les futures normes de solvabilité qui devraient imposer aux banques de renforcer leurs fonds propres à partir de 2013. Or, les bancassureurs totalisant environ 60% de l'épargne collectée en assurance vie chaque année, « il leur est facile d'orienter l'épargne au mieux de leurs contraintes propres et donc de réguler le flot d'épargne nouvelle qui va sur l'assurance vie », considère le Gema. |

















