Le GEMA juge l'avenir de l'assurance vie incertain |
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| Mercredi, 11 Mars 2009 09:45 |
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Le syndicat professionnel des mutuelles d'assurances craint que la crise ne porte atteinte au produit d'épargne à long terme qu'est l'assurance vie. « Des perspectives contrastées ». Dans son rapport 2008, le Groupement des entreprises mutuelles d'assurances (GEMA) s'est montré réservé quant au devenir de l'assurance vie en 2009.
« On peut espérer, qu'après une fin d'année morose, l'assurance vie retrouve quelque attrait en 2009, en tant que produit d'épargne sécurisé et rentable », augure le syndicat professionnel des mutuelles d'assurances sans intermédiaires et de leurs filiales. Mais il ne peut écarter la possibilité que la hausse attendue de la collecte des contrats en euros « n'oblige certains opérateurs à devoir augmenter leurs fonds propres, puisqu'ils ne bénéficieront plus d'un matelas de plus-values latentes pour répondre aux exigences réglementaires ». Prime aux assureurs qui ont encouragé l'épargne et les fonds en euros Le GEMA pense que la crise va entraîner une discrimination sur les rendements « notamment aux dépens de ceux qui ont investi dans des produits risqués ». Et d'ajouter que les assureurs qui ont encouragé leurs assurés à investir et à demeurer dans des fonds sécurisés en euros « s'en sortiront certainement mieux ». Ceux-ci ont pu constituer des PPE (provision pour participation aux excédents, réserve constituée par les assureurs pour lisser dans le temps le rendement de leurs fonds en euros, ndlr) « importantes » les années passées qu'ils pourront redistribuer aux assurés dans les années à venir. Enfin, le syndicat professionnel relève plusieurs facteurs d'incertitudes. Outre la libéralisation de la distribution du livret A qui a selon lui « relancé l'épargne contractuelle comme un concurrent de l'assurance vie et permet à tous les réseaux bancaires de retrouver des sources de liquidités », le GEMA estime que l'une des inconnues de l'année 2009 réside dans l'évolution du taux d'épargne des ménages. « Toute crise pousse en général les ménages à épargner mais une véritable dépression, marquée par une envolée du chômage, pourrait porter atteinte à leur capacité d'épargne, et surtout à leur désir de s'engager pour une longue durée », considère l'organisme. En savoir plus L'analyse du GEMA sur l'assurance vie en 2008 et sa vision de 2009 (fichier PDF, ouverture dans une nouvelle fenêtre) |

















