Crise de la dette et assurance vie en euros : « une partie des pertes à la charge des épargnants » |
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| Écrit par Infomedia | ||
| Mardi, 16 Août 2011 13:30 | ||
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Philippe Herlin (philippeherlin.com) est chercheur en finance, chargé de cours au Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM), auteur du livre Finance : le nouveau paradigme - Comprendre la finance et l'économie avec Mandelbrot, Taleb, ... Il apporte son éclairage sur la crise financière des Etats européens et son impact sur l'assurance vie en euros, en prenant notamment l'exemple de la compagnie Axa. Quelle est votre analyse de la situation des assurances vie en euros dans le contexte de crise de la dette ?
D'ailleurs, les assureurs communiquent sur leur exposition brute aux obligations d'Etat et sur leur exposition nette de la fiscalité et de la participation des assurés, à l'image d'Axa qui parle de 1,1 milliard d'euros d'exposition brute et de 300 millions d'exposition nette à la dette de la Grèce. La différence est à la charge des souscripteurs. Si la situation reste circonscrite à la Grèce, elle peut être absorbée par les assureurs et les assurés. Ce qui ne sera peut-être pas le cas si la crise s'étend à d'autres pays. Comment est-on arrivé à cette situation ? Les contrats d'assurance vie en euros et fonds en euros des contrats multisupport offrent jusqu'à 4,5% de taux de rendement sur lesquels les compagnies d'assurance sont déjà allées chercher des frais de gestion. Pour offrir de tels taux, ils ont dû acheter des papiers obligataires plus risqués. Il n'y pas de rendement sans prise de risque. Il y a aussi le jeu de l'Etat qui est à la fois juge et partie : d'un côté, il encourage l'épargne en assurance vie au travers d'avantages fiscaux et de l'autre une partie de l'assurance vie est investie en bons du trésor français qui est une façon pour l'Etat de se financer. C'est le mécanisme d'une bulle. Le durcissement de la fiscalité de l'assurance vie des dernières années peut être interprété comme une urgence de conserver la note triple A de la France et de trouver les recettes fiscales là où elles se trouvent. Quels conseils peut-on prodiguer aux épargnants qui ont souscrit un contrat d'assurance vie ? Le souscripteur d'une assurance vie peut demander à son assureur des renseignements sur ce que contient son contrat : est-ce un contrat en euros à capital garanti ou un contrat multisupports investi en partie sur les marchés financiers ? Photo : Philippe Herlin (Crédits : DR) |


















