Assurance vie : la rente viagère au secours du financement des retraites ? |
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| Jeudi, 29 Octobre 2009 17:34 |
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Dans le numéro de septembre 2009 de la revue Risques, Gérard Ménéroud, directeur général adjoint de CNP plaide pour un retour aux fondements de l'assurance vie : la gestion de l'aléa viager. Gérard Ménéroud, directeur général adjoint de CNP, veut revenir aux sources de l'assurance vie. « L'essence de notre métier [...] est d'apporter la sécurité contre le risque de mort ou le risque de survie », considère-t-il dans un billet publié dans la revue Risques. Protection des souscripteurs contre l'inflationLe dirigeant estime que la profession a un rôle à jouer « pour permettre de mutualiser cette incertitude sur la durée de survie durant cette période de vie qu'est le quatrième âge, de façon à ce qu'il n'y ait plus d'incertitude pour l'individu ». La finalité est d'apporter à chacun la sécurité de revenus réguliers durant toute sa vie, quelle que soit sa durée que l'on ne peut pas déterminer. Gérard Ménéroud ajoute que ce risque de survie peut être couvert par la rente viagère qui a selon lui souffert d'une désaffection lors du dernier demi-siècle, pour deux raisons. « D'abord, l'absence de protection contre l'inflation. On garde le désagréable souvenir des rentiers qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, se sont trouvés spoliés par la dévaluation de leur rente viagère. Or, depuis, grâce à la revalorisation des participations aux bénéfices, les assureurs ont la possibilité de protéger leurs souscripteurs contre ce risque. Après un peu de travail actuariel, faisons un peu de travail technique. Aujourd'hui, on a inventé des rentes viagères qui permettent également de transmettre une partie du capital pendant une certaine période », détaille-t-il. « Syndrome de l'autobus »Le deuxième syndrome de la rente viagère est celui que le DG adjoint de CNP appelle le « syndrome de l'autobus ». « Je place un capital pour recevoir une rente pendant vingt ans, je sors du bureau où je viens tout juste de signer mon contrat, et un autobus me renverse. J'ai tout perdu, ou, du moins, mes proches ont tout perdu », décrit-il. Or des solutions existent, permettant de transmettre un capital au légataire désigné sur une durée de 10, 15 ou 20 ans. Il souligne également que la rente viagère est un outil très défiscalisé. En moyenne 70 % d'une rente viagère sont défiscalisés, le taux de défiscalisation étant égal à 100 moins l'âge de souscription, ce qui fait en moyenne 30 % taxés. « Voici donc un véhicule qui protège des risques de survie, qui est fortement défiscalisé, que l'on peut aménager pour satisfaire aux besoins de la transmission, et qui bénéficie de la sécurité de gestion qu'offre une mutualisation organisée par les professionnels que sont les assureurs. Malheureusement, aucun de ces quatre arguments n'est aujourd'hui mis en valeur, regrette-t-il. Il nous suffit de le faire pour apporter une vraie solution supplémentaire au problème de retraite qui se pose aujourd'hui en France ». Et de conclure : « je pense que l'avenir de l'assurance vie sera de retrouver notre technique, de retravailler nos tables de mortalité, de morbidité, d'arrêts de travail, etc., en oubliant un peu les garanties de taux à court terme ». |

















